Le Bloc Québécois veut en finir avec le chemin Roxham
Saint-Bernard-de-Lacolle, le 23 septembre 2019 – Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, accompagné de Claudia Valdivia, candidate du parti dans Châteauguay—Lacolle, et de Christine Normandin, candidate dans Saint-Jean, a réclamé des actions immédiates du gouvernement fédéral pour mettre un terme à la crise des migrations irrégulières au chemin Roxham.
« Ça fait assez longtemps que ça dure. Ottawa doit immédiatement suspendre l’entente des tiers pays sûrs avec les États-Unis pour restaurer l’ordre en retirant tout avantage au passage illégal des frontières. Il faut également que le fédéral mette du personnel en place pour traiter les dossiers dans des délais humainement acceptables. Finalement, ce n’est pas aux Québécoises et aux Québécois d’assumer la facture. Ottawa est responsable des délais de traitement interminables des demandes d’asile et doit payer pour les frais d’accueils encourus par sa faute », a déclaré M. Blanchet.
La vague de migrations ne s’estompe pas alors que 8 581 interceptions ont été faites aux frontières canadiennes entre janvier et juillet 2019, dont 8 364 au Québec. Le Bloc Québécois réclame la suspension immédiate de l’entente sur les tiers pays sûrs afin que toute la frontière soit considérée comme un poste frontalier et que les migrants puissent formuler leur demande d’asile au Canada, de telle sorte qu’il n’y ait plus d’avantage à traverser illégalement la frontière. La suspension de l’entente aurait aussi pour effet d’éliminer les avantages géographiques à passer par le chemin Roxham et de répartir les demandes d’asile à travers le Canada plutôt que les concentrer au Québec comme c’est actuellement le cas.
Le Bloc réclame aussi une hausse notable du nombre de commissaires au Québec de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié afin d’accélérer le traitement des demandes d’asile. En mai dernier, le vérificateur général du Canada blâmait le gouvernement fédéral pour son incapacité à répondre aux demandes, constatant que le délai prescrit de deux mois n’était pas respecté et que le délai d’attente avait atteint une moyenne de deux ans.
« Ça n’a aucun bon sens de faire attendre des familles pendant des années avant de savoir si elles peuvent s’établir ici ou non. C’est ainsi que le Québec se retrouve avec des personnes bien intégrées qui apprennent des années plus tard qu’elles doivent refaire leur vie ailleurs. Ce sont des drames humains facilement évitables. Ottawa doit tout mettre en œuvre pour traiter les demandes dans des délais acceptables et rembourser le Québec pour les sommes investies dans l’éducation, les soins de santé et l’aide sociale des migrants durant la période d’attente », a conclu Yves-François Blanchet.