Bloc Québécois

REM : Le Bloc Québécois demande à Trudeau de ne rien débourser avant octobre 2018

13 avril 2018

Montréal, vendredi le 13 avril 2018 – La chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet et le chef parlementaire du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval, demandent au gouvernement Trudeau de retenir toute sortie de fonds liée au projet du Réseau Express Métropolitain (REM). Selon le Bloc Québécois, Ottawa devrait attendre les résultats de l’élection québécoise du 1er octobre 2018 pour ensuite réévaluer son engagement dans le projet.

« Le premier octobre, on ne sait pas qui sera au pouvoir à Québec et on a déjà au moins un parti qui a annoncé son intention d’abandonner le projet si jamais il est élu. C’est un projet controversé qui est loin de faire consensus au Québec. Je crois qu’il est indispensable de patienter quelques mois et de voir quel parti sera porté au pouvoir cet automne avant d’engager de façon définitive des sommes colossales qui pourraient être utilisées autrement, » explique Xavier Barsalou-Duval.

Selon le montage financier actuel, la participation d’Ottawa au Réseau Électrique Métropolitain de la Caisse de dépôt et de placement du Québec serait de 1,3 G$ sur un total de 7,4 G$ pour l’ensemble du projet.

Pour le Bloc Québécois, si Ottawa décidait d’aller de l’avant, il s’immiscerait dans la campagne électorale québécoise : « Le gouvernement Trudeau ne devrait pas entraver le processus démocratique en prenant parti dans le débat. Le choix quant au projet de développement collectif à privilégier doit appartenir aux québécois. Ottawa n’a pas à lui imposer ses vues, » renchérit Martine Ouellet.

Rappelons que le projet a fait l’objet de nombreuses critiques au Québec au cours des derniers mois dont :

  • Une privatisation par la porte d’en arrière des services de transport en commun dans la région de Montréal.
  • Le manque de transparence quant aux données financières.
  • Des zones d’exclusivité qui pourraient nuire au développement du transport collectif à moyen et long terme.
  • Un remplacement de services existants qui viendrait hausser la facture comme les délais de transport des utilisateurs actuels.
  • La coupure de service sur la ligne de train de banlieue Deux-Montagnes et le train de l’Est qui se voit privé de son accès au centre-ville.
  • L’objectif de viser le plus grand profit possible et non une desserte optimale pour les citoyens.
  • L’accaparement d’actifs collectifs comme le Tunnel du mont Royal pour un projet privé qui pourrait être revendu à terme.
  • Un constat accablant de la part du Bureau d’audience publique en environnement (BAPE)
  • Les municipalités qui devront débourser par le biais de l’ARTM une quote-part annuelle importante sur le projet.
  • Les sommes importantes consacrées à l’Ouest de la CMM pourraient priver le reste de la région métropolitaine d’investissements structurants.

« Je comprends la population d’être inquiétée par les sommes englouties par le REM. 7,4 G$ pour une diminution de seulement 0,12% des automobiles sur les routes du grand Montréal, c’est cher payé. Je suis persuadé que d’autres alternatives prometteuses comme celle du ʺGrand déblocageʺ mise de l’avant par le Parti Québécois méritent qu’on s’y attarde avant d’en arriver à un point où ces sommes deviennent irrécupérables » affirme Xavier Barsalou Duval.

En terminant, la chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, tient à réitérer que : « Présentement, même si Québec et Ottawa choisissent officiellement conjointement les projets d’infrastructures à financer avec les fonds fédéraux qui sont financés par les taxes et impôts des contribuables québécois, c’est quand même toujours Ottawa qui a le dernier mot. En attendant l’indépendance, le Bloc Québécois réclame que la part québécoise des sommes canadiennes budgétées pour les infrastructures soit transférée en bloc au Québec pour que les québécois puissent décider eux-même où ils veulent investir leur argent. »

 

Pour les demandes d’entrevue :

Antoni Gilbert

Attaché de presse

819-360-8632